Glossaire QHSE — 144 définitions
- Tous les termes définis dans les 29 sections du guide, classés par ordre alphabétique.
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- 5 pourquoi
- Demander « pourquoi ? » successivement (souvent 5 fois) pour remonter d'un symptôme à sa cause RACINE.
- 5S
- Méthode d'organisation/propreté des postes en 5 étapes : Seiri (débarrasser/trier), Seiton (ranger), Seiso (nettoyer), Seiketsu (standardiser), Shitsuke (rigueur/pérenniser). Améliore efficacité, sécurité, qualité, moral.
- Accessibilité
- Le DUERP doit être accessible aux travailleurs, aux instances (CSE), au médecin du travail, à l'inspection du travail.
- Accident de trajet
- Cas particulier : accident survenu sur le trajet domicile-travail. Règles spécifiques selon les pays.
- Accident du travail (AT)
- Événement SOUDAIN survenu du fait ou à l'occasion du travail, causant un dommage corporel (blessure). Distinct de la maladie professionnelle (progressive).
- Action corrective
- Agir sur les CAUSES de la non-conformité pour qu'elle ne se REPRODUISE PAS. La distinction clé : la correction traite le cas, l'action corrective supprime la cause.
- Action préventive
- Agir sur une non-conformité POTENTIELLE (avant qu'elle ne survienne), sur la base d'un risque identifié — prévenir plutôt que corriger.
- Affichage obligatoire
- Informations que la réglementation impose d'afficher sur les lieux de travail : consignes de sécurité/incendie, plan d'évacuation, numéros d'urgence, contacts (médecin du travail, inspection), droits… VARIE selon les pays.
- Amélioration continue (PDCA)
- La logique motrice du QHSE : PLAN (planifier), DO (dérouler), CHECK (contrôler/mesurer), ACT (agir/ajuster) — une boucle sans fin de progrès (roue de Deming).
- Analyse des accidents
- Analyser les CAUSES d'un accident/incident — non pour trouver un coupable, mais pour comprendre POURQUOI et EMPÊCHER la répétition. Remonter aux causes RACINES (souvent multiples).
- Animer & sensibiliser
- Un travail CONTINU : formation/sensibilisation, communication vivante (causeries, retours d'expérience), implication des équipes, valorisation, exemplarité — dans la durée.
- Approche processus
- Voir l'organisation comme un ensemble de PROCESSUS qui interagissent pour créer de la valeur pour le client (et non comme des services cloisonnés). Un principe central d'ISO 9001.
- Approche processus & risques
- Manager l'organisation comme des PROCESSUS qui interagissent (entrées/activités/sorties) ; identifier et traiter les RISQUES et opportunités (risk-based thinking) affectant la conformité et la satisfaction.
- Aspect environnemental
- Un élément de l'activité susceptible d'avoir un impact sur l'environnement (rejet, consommation, déchet…). On identifie les aspects SIGNIFICATIFS pour les maîtriser.
- Aspects et impacts (SME)
- Identifier les ASPECTS environnementaux (éléments de l'activité) et leurs IMPACTS significatifs, ainsi que les OBLIGATIONS de conformité — la base pour fixer des objectifs de réduction.
- Audit = progrès, pas sanction
- Le but de l'audit interne n'est PAS de sanctionner ni de trouver des coupables, mais de VÉRIFIER et d'AMÉLIORER — un outil de progrès (phase Check du PDCA).
- Audit interne
- Examen MÉTHODIQUE et INDÉPENDANT vérifiant qu'un système/processus est CONFORME à des référentiels et EFFICACE, pour identifier des écarts et des pistes d'amélioration. Réalisé PAR l'organisation (auditeurs internes formés).
- Avantages de l'intégration
- COHÉRENCE (vision unifiée), EFFICACITÉ (éviter les redondances, alléger), SYNERGIES (un même sujet touche souvent plusieurs domaines : chimie = sécurité + environnement).
- Cadre réglementaire environnemental
- Encadre les impacts (pollutions, déchets, eau, air, produits chimiques, installations classées). VARIE selon les pays — se référer au droit applicable.
- Cadre réglementaire QHSE
- L'ensemble des obligations légales qui structurent la démarche (surtout santé-sécurité et environnement). VARIE fortement selon les pays — se référer au droit applicable.
- Cartographie des processus
- Identifier et REPRÉSENTER les processus de l'organisation et leurs INTERACTIONS (qui alimente qui, les enchaînements).
- Catégories de panneaux
- INTERDICTION (rond rouge barré), OBLIGATION (rond bleu), AVERTISSEMENT/DANGER (triangle jaune), SAUVETAGE/SECOURS (rectangle vert), INCENDIE (rectangle rouge).
- Causes organisationnelles
- Les RPS ont surtout des causes dans l'ORGANISATION du travail (charge, cadence, autonomie, clarté des rôles, soutien, reconnaissance, sens, relations, management) — pas seulement la « fragilité » individuelle.
- Certification (cycle)
- Attestation par un organisme INDÉPENDANT et ACCRÉDITÉ de la conformité aux normes, via un audit externe. Cycle : audit INITIAL, audits de SURVEILLANCE périodiques, audit de RENOUVELLEMENT. Gage de confiance, mais un MOYEN pas une fin.
- Certification ISO 9001
- Attestation par un organisme INDÉPENDANT (audit) que le SMQ est conforme à la norme — gage de confiance international, souvent exigé par des clients ou pour accéder à des marchés. Volontaire.
- Combattre à la source & substitution
- Agir au plus près de l'origine du risque ; remplacer ce qui est dangereux par ce qui l'est moins (substitution) — avant de recourir aux protections.
- Compétences du référent
- Autant RELATIONNELLES (communication, pédagogie, diplomatie, influence sans autorité hiérarchique) que TECHNIQUES (réglementation, analyse des risques, méthodes).
- Conformité / non-conformité
- Conformité : respecter les exigences (spécifications, cahier des charges, réglementation). Non-conformité : un écart à ces exigences.
- Constat / non-conformité
- Un constat d'audit fondé sur des FAITS (preuves). Une non-conformité est un ÉCART par rapport au référentiel — elle débouche sur une action corrective.
- Correction
- Le traitement IMMÉDIAT de la non-conformité constatée : limiter/corriger ses effets tout de suite (isoler, réparer, dépanner, sécuriser). Traite le problème immédiat, pas la cause.
- Cotation gravité × probabilité
- Évaluer un risque = combiner sa GRAVITÉ potentielle (bénin → mortel) et sa PROBABILITÉ (rare → fréquent), parfois × la fréquence d'exposition, pour obtenir un NIVEAU de risque (matrice).
- Coût de la non-qualité
- Le coût des écarts (défauts, rebuts, retouches, retards, retours, réclamations, clients perdus, image) — souvent ÉNORME et sous-estimé. Réduire la non-qualité est un enjeu économique majeur.
- Culture de non-blâme (signalement)
- Encourager le SIGNALEMENT des risques, incidents et erreurs SANS crainte de sanction, pour apprendre et prévenir (une culture punitive fait cacher les problèmes).
- Culture de sécurité (QHSE)
- L'ensemble des valeurs, attitudes, comportements et habitudes PARTAGÉS en matière de QHSE — la façon dont « on fait les choses ici », au-delà des règles écrites. Les règles VÉCUES, pas subies.
- Danger
- Une propriété ou capacité INTRINSÈQUE à causer un dommage (un produit chimique, une machine coupante, un sol glissant sont des dangers). Ce qui PEUT nuire.
- Déchet
- Tout résidu d'une activité dont le détenteur se défait (emballages, chutes, produits usagés, rebuts). À gérer selon une hiérarchie et une réglementation.
- Déchets dangereux
- Produits chimiques, huiles, solvants, piles, DEEE (déchets électriques/électroniques), déchets de soins… : risques pour la santé/l'environnement, à gérer SÉPARÉMENT via des filières spécialisées et traçées.
- Démarche qualité
- Viser à SATISFAIRE durablement les clients et à AMÉLIORER en continu les produits, services et processus. La qualité = aptitude à répondre aux BESOINS et ATTENTES, pas une perfection abstraite.
- Développement durable
- Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs.
- Diagramme d'Ishikawa (5M)
- Arête de poisson : analyse les CAUSES d'un problème selon des familles — les 5M : Main-d'œuvre, Matériel, Méthode, Matière, Milieu (parfois + Management). Explore toutes les causes de façon organisée.
- Diagramme de Pareto (80/20)
- Classer les causes/problèmes par importance pour identifier le « vital few » — les ~20% de causes qui produisent ~80% des effets. Un outil de PRIORISATION (concentrer l'action sur les causes majeures).
- Document unique (DUERP)
- Document OBLIGATOIRE (France) recensant et évaluant TOUS les risques professionnels de l'organisation (par unité de travail) et fondant le plan d'actions de prévention. Équivalents dans beaucoup de pays.
- Documentation qualité
- Les documents qui formalisent et partagent la façon de faire pour la MAÎTRISER et l'AMÉLIORER : politique qualité, procédures, instructions, enregistrements, formulaires. Un support, pas de la paperasse.
- Double gain énergie
- Réduire l'énergie et les émissions est bon pour l'ENVIRONNEMENT (climat) ET pour les COÛTS (l'énergie coûte cher) — un double bénéfice.
- DUERP
- Document unique d'évaluation des risques professionnels (France) : document obligatoire recensant et évaluant les risques et prévoyant des actions (détaillé au niveau 1).
- Efficacité énergétique
- Consommer MIEUX : obtenir le même service avec moins d'énergie (équipements performants, récupération de chaleur, pilotage). Complète la sobriété.
- Éléments d'un processus
- Pour chaque processus : finalité, ENTRÉES/SORTIES, PILOTE (responsable), activités clés, ressources, INDICATEURS de performance, risques.
- Empreinte carbone / bilan GES
- Les émissions de gaz à effet de serre (GES, surtout CO2) liées à l'activité, contribuant au réchauffement. Mesurées par un bilan carbone/GES (souvent par « scopes » : directes, énergie, indirectes) pour connaître les postes émetteurs et agir.
- Engagement & exemplarité de la direction
- Le levier n°1 de la culture : si la direction et l'encadrement ne donnent pas la priorité réelle à la sécurité et ne montrent pas l'exemple, personne ne suit.
- Enregistrement
- La PREUVE de ce qui a été fait (fiche de contrôle, rapport, relevé) : trace et démontre. À distinguer des procédures (qui disent comment faire).
- Environnement
- Maîtriser et réduire les impacts de l'activité sur la nature (déchets, pollutions, ressources, énergie, climat).
- Éviter / supprimer (priorité 1)
- Le meilleur : supprimer le risque quand c'est possible. Toujours prioritaire sur toute mesure de protection.
- Exercices d'évacuation
- Répétitions régulières de l'évacuation pour que chacun connaisse la conduite à tenir : en situation réelle de stress, on fait ce qu'on a RÉPÉTÉ. Obligation dont la fréquence varie selon les pays.
- Facteur humain
- Le rôle déterminant des personnes : sans leur implication et sans bons comportements ancrés, aucun système/procédure/équipement ne suffit. Le facteur le plus déterminant de la performance QHSE réelle.
- Fiche de données de sécurité (FDS)
- Document du fabricant pour chaque produit dangereux : dangers, précautions d'emploi, premiers secours, stockage, déversement, EPI nécessaires. LA source de référence — à consulter et tenir à disposition.
- Fonction du DUERP
- Identifier les risques → les évaluer (hiérarchiser gravité × probabilité) → définir des ACTIONS de prévention (qui, quoi, quand) → tracer le tout. L'outil CENTRAL de la prévention.
- Formation gestes et postures
- Apprendre à soulever/manipuler correctement (plier les jambes, charge près du corps, éviter les torsions). Un COMPLÉMENT utile mais qui NE remplace PAS la réduction de la manutention et l'aménagement du poste.
- Gestion documentaire
- Maîtriser les documents : versions, validation, diffusion, accessibilité, RETRAIT des versions périmées (un document obsolète en circulation est dangereux).
- Harcèlement / violences
- Violences internes (harcèlement moral ou sexuel, conflits) ou externes (agressions de clients). À prévenir et traiter avec sérieux (obligation légale, variable selon les pays).
- Hiérarchie climat
- L'ordre d'action : RÉDUIRE d'abord (sobriété + efficacité), puis DÉCARBONER (énergies moins carbonées/renouvelables), puis COMPENSER le résiduel en dernier recours (avec prudence).
- Hiérarchie des déchets
- L'ordre de priorité : 1) RÉDUIRE/prévenir à la source ; 2) RÉEMPLOYER ; 3) RECYCLER ; 4) VALORISER (énergie, compost) ; 5) ÉLIMINER (enfouissement/incinération) en dernier recours. Prévenir vaut mieux que traiter.
- Hiérarchisation
- Le niveau de risque permet de PRIORISER : traiter d'abord les risques les plus graves et probables (les plus critiques). On ne peut pas tout traiter à la fois.
- Hygiène & Sécurité
- Protéger la santé et l'intégrité physique des travailleurs : prévenir les accidents du travail et les maladies professionnelles.
- ICPE (France)
- Installations Classées pour la Protection de l'Environnement : installations à risques/inconvénients pour l'environnement, CLASSÉES selon leur impact et soumises à des régimes (déclaration, enregistrement, autorisation) avec obligations.
- Impacts environnementaux
- Les effets d'une activité sur la nature : pollutions (air, eau, sol), déchets, consommation de ressources, gaz à effet de serre, bruit, biodiversité. À identifier, évaluer et maîtriser.
- Incident / presque-accident
- Événement qui aurait PU causer un dommage sans conséquence cette fois. Précieux à analyser : prévient les accidents avant qu'ils ne surviennent (culture du signalement).
- Indicateur actionnable / effet pervers
- Un indicateur doit SERVIR à décider et agir (pas seulement constater). Attention aux effets PERVERS : un indicateur mal choisi peut induire de mauvais comportements (ex. sous-déclaration des accidents).
- Indicateur QHSE
- Une donnée CHIFFRÉE mesurant un aspect de la performance QHSE (sécurité, qualité, environnement). Permet d'objectiver, suivre les progrès et piloter.
- Indicateurs proactifs (leading)
- Mesurent les ACTIONS de prévention (avant les résultats) : formations, audits, visites de sécurité, actions correctives soldées, presque-accidents signalés. ANTICIPATEURS (agir dessus améliore les résultats futurs).
- Indicateurs réactifs (lagging)
- Mesurent les RÉSULTATS passés (conséquences) : nombre d'accidents, taux de fréquence/gravité (sécurité), taux de non-conformités/réclamations (qualité), déchets/consommations (environnement). « Après coup ».
- Information ≠ protection
- Signalisation et affichage INFORMENT ; ils complètent mais ne REMPLACENT PAS les protections réelles (un panneau « danger » ne supprime pas le danger — agir d'abord sur le risque).
- Instances & acteurs (France)
- Selon la taille : le CSE (Comité social et économique, missions santé-sécurité de l'ancien CHSCT), le médecin du travail / service de santé au travail, l'inspection du travail (contrôle).
- ISO 14001
- Norme internationale du SYSTÈME DE MANAGEMENT ENVIRONNEMENTAL (SME) : maîtriser les impacts, respecter la conformité, améliorer la performance environnementale. Générique, certifiable, fondée sur le PDCA. L'équivalent d'ISO 9001 pour l'environnement.
- ISO 26000
- Norme donnant des LIGNES DIRECTRICES sur la responsabilité sociétale — un GUIDE, PAS une norme certifiable (contrairement à ISO 9001/14001/45001).
- ISO 45001
- Norme du système de management de la SANTÉ-SÉCURITÉ au travail (SST) : management des risques professionnels, fondé sur le PDCA, certifiable. Complète 9001 (qualité) et 14001 (environnement).
- ISO 9001
- Norme internationale du SYSTÈME DE MANAGEMENT DE LA QUALITÉ (SMQ) — la plus répandue. Définit les exigences pour organiser et manager la qualité (pas comment fabriquer un produit). Générique, applicable à tout secteur.
- Juste nécessaire (documenter l'utile)
- Documenter ce qui est NÉCESSAIRE à la maîtrise (activités critiques, complexes, à risque, ou exigeant une cohérence), PAS tout. Une documentation pléthorique est contre-productive.
- Logique commune QHSE
- Identifier les enjeux et risques, mettre en place des mesures, mesurer, améliorer en continu — une démarche partagée par les trois domaines.
- Lombalgie
- Mal de dos, souvent lié au port de charges et aux mauvaises postures — cause fréquente d'arrêts de travail.
- Maîtrise opérationnelle & urgences
- Procédures pour maîtriser les activités à impact ; préparation aux SITUATIONS D'URGENCE (déversements, pollutions accidentelles) — souvent les plus impactantes.
- Maladie professionnelle (MP)
- Résulte d'une EXPOSITION PROGRESSIVE à un risque dans le cadre du travail (chimique, bruit, gestes répétitifs → TMS…). S'installe dans la durée, contrairement à l'accident soudain.
- Manutention manuelle
- Déplacer, porter, soulever, pousser, tirer des charges à la force humaine — cause majeure de troubles de la santé (TMS, lombalgies).
- Mise à jour du DUERP
- À actualiser régulièrement (au moins annuellement selon la taille) ET à chaque changement important (nouveau poste/équipement, accident, évolution). Un DUERP figé/périmé est inutile et non conforme.
- Missions du référent
- Veille/conformité, évaluation des risques (DUERP), mise en place de mesures/procédures, formation/sensibilisation, suivi/amélioration (indicateurs, audits, actions correctives), animation/communication.
- Moyens et plan incendie
- Moyens de lutte (extincteurs adaptés, alarme, désenfumage), plan et consignes d'ÉVACUATION (issues dégagées/signalées, point de rassemblement, guides/serre-files).
- Non-conformité (NC)
- Un ÉCART par rapport à une exigence (règle, spécification, norme, réglementation, procédure). Détectée par contrôle, audit, réclamation, accident, dysfonctionnement, remontée du terrain.
- Non-conformité / action corrective
- Non-conformité : un écart par rapport à une exigence (règle, spécification, norme). Action CORRECTIVE : corriger une non-conformité survenue ; PRÉVENTIVE : prévenir une non-conformité potentielle.
- Norme = moyen, pas fin
- ISO 9001 STRUCTURE la démarche qualité vers la satisfaction client et l'amélioration continue ; c'est un MOYEN (attention à ne pas la vivre comme une bureaucratie de paperasse).
- Normes volontaires (ISO)
- ISO 9001 (qualité), 14001 (environnement), 45001 (santé-sécurité) : certifications volontaires qui complètent le socle légal obligatoire.
- Objectivité et indépendance
- L'auditeur doit être OBJECTIF et INDÉPENDANT (ne pas auditer son propre travail), s'appuyer sur des FAITS/preuves, et être constructif (pas accusateur).
- Obligation de sécurité de l'employeur
- En France (et de façon comparable ailleurs), l'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
- Obligations sur les EPI
- L'employeur FOURNIT les EPI adaptés GRATUITEMENT, veille à leur port ; ils doivent être adaptés, conformes (normes), entretenus ; les travailleurs formés à leur usage et les portant effectivement.
- Organisation des secours
- Consignes claires (qui alerte, comment), numéros d'urgence affichés, procédures connues de tous — pour une réponse rapide et coordonnée.
- Parties prenantes
- Tous ceux concernés par l'activité : salariés, clients, fournisseurs, communautés, société, environnement. La RSE agit de façon responsable envers toutes.
- PDCA (roue de Deming)
- Le cadre d'amélioration continue : Planifier-Dérouler-Contrôler-Agir, en boucle. Structure toute démarche d'amélioration (qualité, sécurité, environnement).
- Performance environnementale
- L'objectif du SME : RÉDUIRE réellement les impacts (mesurée par des indicateurs : consommations, déchets, émissions) — pas seulement obtenir le certificat.
- Pictogrammes de danger (SGH/CLP)
- Symboles normalisés internationaux (losanges rouges) sur les étiquettes : flamme (inflammable), tête de mort (toxique), corrosion, point d'exclamation (nocif/irritant), danger santé (CMR), environnement… Un réflexe de lecture.
- Plan d'actions
- Les mesures de prévention décidées à partir du DUERP : priorisées, planifiées, avec responsables et échéances, puis suivies. Le DUERP doit déboucher sur des actions concrètes.
- Pollutions
- Atteintes à l'AIR (émissions, poussières, odeurs), à l'EAU (rejets, effluents) ou au SOL (déversements, contaminations).
- Pourquoi le collectif d'abord
- Une protection collective protège TOUS les exposés en permanence, sans dépendre du comportement de chacun ; un EPI ne protège que celui qui le porte correctement — moins fiable comme unique protection.
- Premiers secours
- Les gestes immédiats pour porter secours à une victime en attendant les secours professionnels : protéger, alerter, secourir (mise en sécurité, arrêt d'hémorragie, position d'attente, réanimation…). Les premières minutes sont décisives.
- Prévention
- L'ensemble des mesures pour ÉVITER ou RÉDUIRE les risques — agir AVANT le dommage.
- Prévention des TMS (ordre)
- 1) SUPPRIMER/réduire la manutention (aides mécaniques : chariots, transpalettes, palans) ; 2) AMÉNAGER le poste (ergonomie) ; 3) ORGANISER (alternance, pauses) ; 4) FORMER aux gestes et postures (en complément).
- Prévention primaire des RPS
- Agir sur les CAUSES organisationnelles (réduire les facteurs de risque) — prioritaire, plus que la seule aide aux individus en souffrance (prévention secondaire/tertiaire, utile mais insuffisante seule).
- Principes du management de la qualité
- Orientation CLIENT, LEADERSHIP (engagement de la direction), IMPLICATION du personnel, approche PROCESSUS, amélioration continue, décision fondée sur des PREUVES (données), management des relations. La base de l'ISO 9001.
- Principes généraux de prévention
- ≈ 9 principes fixant l'ORDRE des actions : ÉVITER les risques > évaluer > combattre à la source > adapter le travail à l'homme > tenir compte de la technique > substituer > planifier > protection collective d'abord > informer/former.
- Priorité au collectif
- Principe fondamental : la protection COLLECTIVE est PRIORITAIRE ; l'EPI n'intervient qu'EN DERNIER RECOURS, quand le risque ne peut être suffisamment réduit autrement (supprimer > collectif > individuel).
- Procédure
- Décrit COMMENT réaliser une activité/un processus (qui fait quoi, comment, dans quel ordre) — standardise et transmet la bonne façon de faire. L'instruction/mode opératoire est plus détaillée (une tâche précise).
- Processus
- Ensemble d'activités liées qui transforment des ÉLÉMENTS D'ENTRÉE en ÉLÉMENTS DE SORTIE, via des ressources (ex. « traiter une commande » : commande → produit livré et facturé).
- Protection collective (EPC)
- Équipements qui protègent TOUS les travailleurs exposés, sans action individuelle, en agissant sur l'environnement/la source : garde-corps, capot de machine, aspiration, ventilation, revêtement antidérapant.
- Protection individuelle (EPI)
- Équipements portés par CHAQUE travailleur, protégeant l'individu qui les porte : casque, chaussures de sécurité, gants, lunettes, protection auditive, masque, harnais.
- QHSE
- Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement (aussi QSE, HSE, SSE) : fonction transversale réunissant la satisfaction client/amélioration continue, la protection de la santé/sécurité des travailleurs et la maîtrise des impacts environnementaux.
- QHSE = affaire de tous
- Chaque acteur (direction, managers, salariés) est responsable de la sécurité et de la qualité à son niveau ; le référent facilite et coordonne, mais la démarche est portée par tous.
- Qualité
- Satisfaire durablement les clients et améliorer en continu les produits, services et processus. L'un des trois piliers du QHSE.
- Référent / responsable QHSE
- La personne qui PILOTE et ANIME la démarche QHSE (aussi animateur, coordinateur QSE, préventeur, chargé de mission HSE). Un facilitateur et expert-conseil, pas le responsable exclusif.
- Référentiel
- Ce à quoi on compare le réel : la norme (ISO), les procédures internes, la réglementation, les exigences. L'audit relève les ÉCARTS entre le réel et le référentiel.
- Responsabilité de l'employeur
- La responsabilité première en santé-sécurité (et souvent qualité/environnement) incombe à l'EMPLOYEUR (direction), et se décline chez chaque manager et salarié. Le référent ne s'y substitue pas.
- Responsabilité du producteur
- L'organisation est souvent RESPONSABLE de ses déchets jusqu'à leur élimination finale ; des obligations (tri, traçabilité, filières agréées, registre) s'appliquent (variables selon les pays).
- Risque
- La PROBABILITÉ qu'un danger cause un dommage, combinée à la GRAVITÉ de ce dommage (probabilité × gravité). Distinct du danger : le risque lie l'exposition au danger à ses conséquences possibles.
- Risque chimique
- Lié à l'utilisation de PRODUITS DANGEREUX (solvants, acides, toxiques, inflammables, corrosifs, cancérogènes…). Majeur et parfois INSIDIEUX (effets différés sur la santé).
- Risques de chute
- De plain-pied (glissade, trébuchement) ou de HAUTEUR (échelle, toiture, échafaudage) — parmi les plus fréquents et graves.
- Risques de manutention / TMS
- Liés au port de charges et aux gestes répétitifs → troubles musculo-squelettiques (TMS), lombalgies. Un enjeu majeur et croissant.
- Risques mécaniques / électriques / chimiques
- Machines et outils (coupures, écrasements) ; électricité (électrocution, brûlures) ; produits dangereux (toxiques, corrosifs, inflammables).
- Risques professionnels
- Les risques auxquels les travailleurs sont exposés dans leur activité. Nombreux et divers ; chaque poste/activité a les siens.
- Risques psychosociaux (RPS)
- Stress, harcèlement, épuisement professionnel — un enjeu majeur, longtemps sous-estimé (détaillé au niveau 2-5).
- RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises)
- La contribution des organisations au développement durable : concilier, de façon volontaire et intégrée, performance économique, responsabilité sociale et respect de l'environnement, envers toutes les parties prenantes.
- Satisfaction client
- L'objectif ultime : répondre aux attentes des clients, voire les dépasser — un client satisfait revient et recommande.
- Sauveteur Secouriste du Travail (SST)
- Salarié FORMÉ aux premiers secours, présent sur les lieux de travail pour intervenir en cas d'accident/malaise. Le nombre requis varie selon les pays et la taille.
- Signalisation de sécurité
- Panneaux et couleurs NORMALISÉS (codes internationaux) communiquant instantanément une information de sécurité, comprise par tous sans texte.
- Signalisation pertinente et lisible
- Elle doit signaler les VRAIS risques/consignes du lieu, être VISIBLE et entretenue, et NON surchargée (trop de panneaux tue le message).
- Sobriété énergétique
- Consommer MOINS d'énergie en évitant le gaspillage et en optimisant les usages (éteindre, régler, isoler, éviter le superflu). La priorité (avant même l'efficacité).
- Stockage sûr
- Conditions sûres : ventilation, RÉTENTION (contre les déversements), SÉPARATION des produits INCOMPATIBLES (acides/bases, comburants/inflammables), étiquetage, quantités limitées.
- Stress au travail
- Déséquilibre entre les exigences perçues et les ressources/moyens pour y faire face (charge excessive, pression, manque d'autonomie ou de soutien).
- Structure de haut niveau commune
- Les normes de management ISO (9001, 14001, 45001) partagent la même structure (contexte, leadership, planification, support, réalisation, évaluation, amélioration) et la même logique (PDCA) — ce qui permet l'intégration.
- Substitution (CMR)
- Remplacer un produit dangereux par un moins dangereux — priorité, surtout pour les CMR (cancérogènes, mutagènes, reprotoxiques). Après la suppression, c'est la meilleure mesure.
- Système de management de la qualité (SMQ)
- L'ensemble organisé (politique, objectifs, processus, procédures, ressources) permettant de fournir régulièrement des produits/services conformes et de viser la satisfaction client, en amélioration continue.
- Système de management environnemental (SME)
- L'ensemble organisé (politique, aspects/impacts, objectifs, maîtrise opérationnelle, mesure, amélioration) pour manager les impacts environnementaux de façon continue plutôt qu'au coup par coup.
- Système intégré (QSE / SMI)
- Réunir en UN seul système de management la QUALITÉ (ISO 9001), la SÉCURITÉ-SANTÉ (ISO 45001) et l'ENVIRONNEMENT (ISO 14001) : politique commune, processus/documentation partagés, audits combinés, revue unique.
- Tableau de bord
- Un support synthétique et VISUEL (graphiques) qui rassemble les indicateurs clés, suit leurs TENDANCES et les compare aux OBJECTIFS, pour les bons destinataires.
- TMS (troubles musculo-squelettiques)
- Atteintes des muscles, tendons, articulations (dos, épaules, poignets…) dues aux efforts, postures contraignantes, gestes RÉPÉTITIFS, manque de récupération. À installation PROGRESSIVE ; première cause de maladies professionnelles.
- Tri à la source
- Séparer les déchets par catégorie (papier/carton, plastiques, métaux, verre, organiques, dangereux…) pour permettre leur valorisation. Un déchet MÉLANGÉ se recycle/valorise mal.
- Trois piliers (3 P)
- ÉCONOMIQUE (Profit/prospérité : activité viable, éthique) ; SOCIAL/sociétal (People : conditions de travail, santé-sécurité, droits, diversité, société) ; ENVIRONNEMENTAL (Planet : environnement, climat, ressources).
- Types de processus
- RÉALISATION (opérationnels, créent la valeur : concevoir, produire, livrer) ; SUPPORT (fournissent les ressources : RH, achats, IT, maintenance) ; PILOTAGE (orientent : stratégie, management, amélioration).
- Vérification de l'efficacité
- Étape cruciale (souvent oubliée) : vérifier que l'action corrective a bien SUPPRIMÉ la cause (la non-conformité ne se reproduit plus).