0.2Panorama des menaces (malware, phishing, rançongiciel…)
De quoi parle cette section. Avant de se défendre, il faut connaître ses adversaires. Le vocabulaire cyber est saturé d'anglicismes — malware, ransomware, phishing, DDoS, zero-day… Cette section les démystifie.
Vous découvrirez les grandes familles de menaces : les programmes malveillants (virus, vers, chevaux de Troie, rançongiciels), les attaques par hameçonnage (e-mail piégé, SMS frauduleux, appel d'imposteur), les fuites de données et les attaques en déni de service. Pour chaque menace : comment elle fonctionne, qui elle vise, et quels dégâts elle peut causer en quelques minutes.
Vocabulaire de la section
- Malware
- Terme générique des logiciels malveillants : virus, chevaux de Troie, logiciels espions, rançongiciels.
- Phishing (hameçonnage)
- Message frauduleux (e-mail, SMS…) imitant un tiers de confiance pour voler identifiants ou données — le vecteur n°1.
- Rançongiciel
- Chiffre vos fichiers et exige une rançon. Variante moderne : la double extorsion (menace de publier les données volées).
- Ingénierie sociale
- Manipulation psychologique (urgence, autorité, confiance) pour obtenir une action ou une information.
- Fuite de données
- Divulgation de données internes ou personnelles — par attaque, erreur d'envoi ou mauvais partage.
Quel est le vecteur d'entrée n°1 des attaques ?
En pratique — Cartographier les menaces de VOTRE poste
- Reprenez les 5 familles de menaces de la section et notez, pour chacune, par où elle pourrait vous atteindre (e-mail, web, USB, téléphone…).
- Classez-les selon votre exposition réelle : un commercial est plus exposé au phishing, un comptable à la fraude au virement.
- Consultez la page « menaces » de Cybermalveillance.gouv.fr et repérez une menace que vous ne connaissiez pas.
- Gardez cette carte : les niveaux 1 à 3 donnent la parade à chaque famille.
Points clés à retenir
- Cinq familles couvrent l'essentiel : malware, phishing, rançongiciel, ingénierie sociale, fuite de données.
- Le phishing est le vecteur d'entrée de la plupart des attaques — y compris des rançongiciels.
- Les menaces se combinent : un phishing vole un mot de passe, qui installe un malware, qui déclenche le rançongiciel.
- Connaître les menaces par leur nom permet de les reconnaître au premier signal.
Questions fréquentes
Un antivirus ne suffit-il pas contre tout cela ?
Non : l'antivirus attrape une partie des malwares connus, mais ni le phishing bien fait, ni l'arnaque au président, ni les fuites par erreur humaine. La défense est un ensemble : outils + réflexes + procédures.
Qu'est-ce qu'une attaque « zero-day » ?
Une attaque exploitant une faille inconnue de l'éditeur (donc sans correctif). Rare et coûteuse, elle vise surtout des cibles de valeur — pour un salarié, la parade reste les mises à jour rapides et les sauvegardes.