3.3Filtres, routeurs & logique conditionnelle
Un automatisme utile est rarement « tout, tout le temps ». On lui ajoute de l'intelligence conditionnelle. Le filtre ne laisse passer que ce qui remplit une condition (« continuer seulement si le mail contient FACTURE », « seulement si le montant > 1000 € »). Placé tôt, il évite des actions inutiles et économise des opérations. Le routeur (Make) ou les chemins (Zapier « Paths ») créent des branches : selon une condition, le scénario prend la voie A, B ou C.
C'est la logique « si… alors… sinon… » appliquée à vos processus : un lead « entreprise » part vers l'équipe commerciale, un lead « particulier » vers une réponse automatique ; une demande urgente déclenche une alerte Slack, une demande normale une simple ligne dans un tableau. Filtres et routeurs transforment un tuyau bête en arbre de décision qui reproduit vos règles métier. C'est souvent ce qui distingue une automatisation gadget d'une automatisation réellement fiable et adoptée.
Vocabulaire de la section
- Filtre
- Barrière conditionnelle : le scénario ne poursuit que si la condition est vraie (sinon il s'arrête).
- Routeur
- Module (Make) créant plusieurs branches ; chaque branche a sa condition et son propre enchaînement d'actions.
- Chemin (Path)
- Équivalent Zapier du routeur : branches conditionnelles A/B/C selon des règles.
- Logique conditionnelle
- Règles « si… alors… sinon… » qui orientent le comportement du scénario selon les données.
- Arbre de décision
- Structure d'un scénario avec branches et conditions, reproduisant les règles métier.
Pourquoi placer un filtre le plus tôt possible dans un scénario ?
En pratique — Ajouter filtres et branches
- Sur votre scénario, ajoutez un filtre juste après le déclencheur (ex. « continuer seulement si objet contient FACTURE »).
- Testez : vérifiez que les événements non conformes sont bien arrêtés (opérations économisées).
- Ajoutez un routeur/chemin avec deux branches selon une condition (ex. montant > 1000 € vs ≤ 1000 €).
- Donnez à chaque branche ses actions propres (alerte + validation d'un côté, simple enregistrement de l'autre).
Points clés à retenir
- Le filtre ne laisse passer que ce qui remplit une condition (à placer tôt pour économiser des opérations).
- Le routeur (Make) / les chemins (Zapier) créent des branches selon des conditions.
- On reproduit la logique « si… alors… sinon… » de vos processus.
- Filtres + branches transforment un tuyau linéaire en arbre de décision fiable.
Questions fréquentes
Quelle différence entre un filtre et un routeur ?
Un filtre est un oui/non : soit la condition est remplie et le scénario continue, soit elle ne l'est pas et il s'arrête là. Un routeur est un aiguillage : il crée plusieurs branches et envoie l'exécution dans celle qui correspond (cas A, cas B, cas C…), chacune avec ses propres actions. En clair : le filtre décide « on continue ou pas », le routeur décide « par où on continue ». On les combine souvent : un routeur crée les branches, et chaque branche peut avoir son propre filtre pour affiner encore. Le filtre trie, le routeur oriente.
Pourquoi placer les filtres le plus tôt possible ?
Pour deux raisons. D'abord l'économie : chaque action exécutée consomme une opération facturée ; un filtre en tête arrête net les événements non pertinents avant qu'ils ne déclenchent des actions inutiles. Ensuite la clarté et la fiabilité : on évite d'exécuter des étapes sur des données qui ne devraient pas être là (et donc des résultats parasites ou des erreurs). Règle de conception : « filtrer tôt, agir ensuite ». Un scénario qui traite 1000 événements pour n'en garder que 50 utiles gaspille 950 fois des opérations si le filtre est mal placé.