5.2 · Import / export : IFC, SDNF, DXF & collaboration multi-logiciels

Niveau 5 · Spécialisations & interopérabilité BIM

5.2Import / export : IFC, SDNF, DXF & collaboration multi-logiciels

Objectif : échanger le modèle avec d'autres outils (IFC pour le BIM, SDNF/DSTV pour la charpente, DXF pour les plans).
Temps estimé : 10 min

Au-delà du lien direct avec Revit, Robot échange avec de nombreux autres logiciels via des FORMATS d'ÉCHANGE, essentiels à la collaboration en projet. Les principaux. (1) L'IFC (Industry Foundation Classes) : le format OUVERT et standard du BIM, permettant d'échanger un modèle entre logiciels de différents éditeurs (open BIM) — un pilier de l'interopérabilité, indépendant d'un éditeur unique. (2) Le SDNF (et formats similaires) : dédié à l'échange de structures MÉTALLIQUES avec les logiciels de détaillage/fabrication (comme Tekla, Advance Steel…), pour transmettre le modèle acier au détaillage. (3) Le DXF/DWG : formats de DESSIN (CAO), pour échanger des géométries et des plans (avec AutoCAD notamment). D'autres formats existent selon les besoins.

Pourquoi et comment bien échanger. (1) COLLABORATION : un projet de construction implique de nombreux acteurs et logiciels (architecte, BET structure, détailleur métal, fabricant) ; les échanges de formats permettent de faire circuler le modèle sans tout ressaisir. (2) OPEN BIM : l'IFC permet une interopérabilité indépendante des éditeurs — précieux quand les acteurs n'utilisent pas les mêmes outils. (3) ⚠️ Les échanges ne sont pas PARFAITS : passer d'un logiciel à l'autre peut perdre ou altérer des informations (géométrie approximée, propriétés non transférées, éléments mal interprétés). Il faut TOUJOURS VÉRIFIER le modèle après import — ne jamais supposer qu'un import est fidèle. (4) Choisir le BON format selon le besoin : IFC pour l'open BIM général, SDNF pour le détaillage métal, DXF/DWG pour la géométrie/plans. (5) COHÉRENCE et coordination : gérer les versions du modèle, savoir ce qui fait référence, éviter les incohérences entre acteurs. Les échanges de formats sont la clé de la collaboration moderne — mais leur imperfection impose la vigilance : un modèle importé se vérifie toujours, et l'interopérabilité ne dispense jamais du contrôle.

Vocabulaire de la section

IFC (open BIM)
Format OUVERT et standard du BIM, permettant d'échanger un modèle entre logiciels de différents éditeurs (open BIM). Pilier de l'interopérabilité, indépendant d'un éditeur unique.
SDNF (structures métalliques)
Format dédié à l'échange de structures MÉTALLIQUES avec les logiciels de détaillage/fabrication (Tekla, Advance Steel…), pour transmettre le modèle acier au détaillage.
DXF / DWG
Formats de DESSIN (CAO) pour échanger géométries et plans, notamment avec AutoCAD. Utiles pour la géométrie et les documents graphiques.
Interopérabilité imparfaite (⚠️)
Les échanges ne sont pas parfaits : passer d'un logiciel à l'autre peut perdre ou altérer des informations (géométrie approximée, propriétés perdues, éléments mal interprétés). Toujours VÉRIFIER après import.
Choix du format
IFC pour l'open BIM général, SDNF pour le détaillage métal, DXF/DWG pour la géométrie/plans. Choisir le format adapté au besoin et à l'interlocuteur.
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Pourquoi faut-il toujours vérifier un modèle importé via IFC ou un autre format ?

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En pratique — Échanger avec d'autres logiciels

  1. Choisissez le FORMAT adapté au besoin : IFC (open BIM, tout éditeur), SDNF (détaillage métal : Tekla, Advance Steel), DXF/DWG (géométrie, plans, AutoCAD).
  2. Exportez ou importez le modèle selon le flux de collaboration (transmettre au détailleur, recevoir de l'architecte…).
  3. ⚠️ VÉRIFIEZ SYSTÉMATIQUEMENT le modèle après import : géométrie, propriétés, éléments — un import n'est jamais garanti fidèle.
  4. Gérez la COHÉRENCE et la coordination (versions du modèle, référence commune) pour éviter les incohérences entre acteurs.
Vous collaborez avec les autres acteurs et logiciels via les bons formats (IFC, SDNF, DXF), en vérifiant chaque import et en coordonnant les versions — une interopérabilité maîtrisée et fiable.

Points clés à retenir

  • Robot échange via des FORMATS d'ÉCHANGE : IFC (format OUVERT standard du BIM, open BIM, indépendant des éditeurs), SDNF (échange de structures MÉTALLIQUES avec le détaillage/fabrication : Tekla, Advance Steel), DXF/DWG (dessin/CAO, géométrie et plans, AutoCAD).
  • Ces échanges sont essentiels à la COLLABORATION : un projet implique de nombreux acteurs et logiciels ; les formats font circuler le modèle sans tout ressaisir. L'IFC (OPEN BIM) permet une interopérabilité indépendante des éditeurs.
  • ⚠️ Les échanges ne sont pas PARFAITS : un import peut perdre ou altérer des informations (géométrie approximée, propriétés non transférées, éléments mal interprétés). TOUJOURS VÉRIFIER le modèle après import — ne jamais supposer qu'un import est fidèle.
  • Choisir le BON format selon le besoin (IFC général, SDNF métal, DXF/DWG géométrie) et gérer la COHÉRENCE/coordination (versions, référence commune). L'interopérabilité est la clé de la collaboration moderne, mais son imperfection impose la vigilance — un modèle importé se vérifie toujours.

Questions fréquentes

Pourquoi faut-il toujours vérifier un modèle importé via IFC ou un autre format ?

Parce que les échanges entre logiciels ne sont jamais parfaitement fidèles : le passage d'un format à l'autre peut perdre, approximer ou mal interpréter des informations (géométrie, propriétés, connexions), si bien qu'un modèle importé peut différer de l'original — et l'exploiter sans le vérifier reviendrait à calculer (ou construire) sur des données potentiellement erronées. Pourquoi les échanges sont imparfaits : (1) Logiciels DIFFÉRENTS : chaque logiciel a sa façon de représenter les éléments, les propriétés, les connexions. Traduire d'un modèle à l'autre passe par un format intermédiaire qui ne capture pas forcément TOUT à l'identique. (2) Perte d'INFORMATIONS : certaines propriétés, certains attributs peuvent ne pas être transférés ou être simplifiés (matériaux, sections, appuis, charges selon les formats). (3) APPROXIMATIONS géométriques : la géométrie peut être légèrement altérée, des éléments décalés, des connexions imparfaites. (4) MAUVAISE INTERPRÉTATION : un élément peut être mal reconnu, mal typé, ou converti de façon inattendue. (5) Le format IFC lui-même, bien qu'ouvert et standard, ne garantit pas une fidélité parfaite selon les logiciels et les versions. Les risques concrets : (1) Modèle GÉOMÉTRIQUEMENT différent : décalages, éléments manquants ou en trop, connexions rompues. (2) PROPRIÉTÉS perdues : sections, matériaux, appuis à re-vérifier ou re-saisir. (3) Éléments MAL interprétés qui ne se comportent pas comme prévu. (4) Pour un modèle de CALCUL, ces défauts faussent l'analyse (comme un modèle mal saisi) ; pour un modèle de COORDINATION, ils créent des incohérences. Que faut-il vérifier après import : (1) La GÉOMÉTRIE : le modèle correspond-il à l'original ? Tous les éléments sont-ils là, bien positionnés ? (2) Les PROPRIÉTÉS : sections, matériaux, appuis bien transférés et corrects ? (3) La CONNECTIVITÉ (pour un modèle de calcul) : les éléments sont-ils reliés correctement ? (4) La COHÉRENCE globale : le modèle a-t-il un sens ? (5) Pour un modèle de calcul : tous les contrôles habituels (avant et après calcul). Les bonnes pratiques : (1) NE JAMAIS supposer qu'un import est fidèle : vérifier systématiquement. (2) Comparer à l'original si possible (nombre d'éléments, dimensions clés). (3) Corriger ce qui a été perdu ou altéré. (4) Choisir le bon FORMAT pour minimiser les pertes (le format le plus adapté à l'échange voulu). (5) Coordonner les VERSIONS (logiciels, format) avec les partenaires. (6) Documenter ce qui a été échangé et vérifié. Le principe général : (1) L'interopérabilité est PRÉCIEUSE (elle évite la double saisie et permet la collaboration) mais IMPARFAITE. (2) Elle ne DISPENSE JAMAIS du contrôle : un modèle importé se traite avec la même vigilance qu'un modèle saisi. (3) La responsabilité de ce qu'on exploite reste entière, quelle que soit l'origine du modèle. En résumé : vérifiez toujours un modèle importé parce que les échanges entre logiciels ne sont jamais parfaitement fidèles. Chaque logiciel représente à sa manière les éléments, les propriétés et les connexions, et la traduction via un format intermédiaire — même l'IFC, pourtant ouvert et standard — ne capture pas forcément tout à l'identique selon les outils et les versions : des informations peuvent être perdues ou simplifiées (matériaux, sections, appuis, charges), la géométrie légèrement altérée (décalages, éléments manquants ou en trop, connexions imparfaites), et certains éléments mal reconnus ou convertis de façon inattendue. Les conséquences sont concrètes : un modèle géométriquement différent de l'original, des propriétés à re-saisir, des éléments qui ne se comportent pas comme prévu — autant de défauts qui, pour un modèle de CALCUL, le faussent comme s'il avait été mal saisi, et qui, pour un modèle de COORDINATION, créent des incohérences entre acteurs. Il faut donc contrôler après import la géométrie (tous les éléments présents et bien positionnés ?), les propriétés (sections, matériaux, appuis corrects ?), la connectivité (éléments correctement reliés ?) et la cohérence globale, puis, pour un modèle de calcul, appliquer tous les contrôles habituels. Ne supposez jamais qu'un import est fidèle : comparez à l'original quand c'est possible, corrigez ce qui a été altéré, choisissez le format le plus adapté à l'échange voulu pour minimiser les pertes, et coordonnez versions et formats avec vos partenaires. L'interopérabilité est précieuse — elle évite la double saisie et rend la collaboration possible — mais imparfaite : elle ne dispense jamais du contrôle, un modèle importé se traitant avec la même vigilance qu'un modèle saisi, la responsabilité de ce qu'on exploite restant entière quelle que soit son origine.

À quoi servent les différents formats (IFC, SDNF, DXF) et comment choisir ?

Chaque format répond à un BESOIN d'échange différent : l'IFC pour l'open BIM général (échanger un modèle complet entre logiciels de tout éditeur), le SDNF pour transmettre une structure MÉTALLIQUE au détaillage et à la fabrication, le DXF/DWG pour échanger de la géométrie et des plans (CAO) — on choisit selon ce qu'on échange et avec qui. L'IFC (open BIM) : (1) Rôle : format OUVERT et standard pour échanger un MODÈLE BIM complet entre logiciels de DIFFÉRENTS éditeurs. (2) Quand l'utiliser : quand les acteurs du projet n'utilisent pas les mêmes outils (architecte sur un logiciel, structure sur un autre), pour une interopérabilité indépendante des éditeurs. C'est le pilier de l'OPEN BIM. (3) Avantage : universel, indépendant d'un éditeur unique. (4) Limite : la fidélité n'est pas parfaite ; c'est un format d'échange, pas de travail natif. Le SDNF (et formats de détaillage métal) : (1) Rôle : échanger des structures MÉTALLIQUES avec les logiciels de DÉTAILLAGE et de FABRICATION (Tekla Structures, Advance Steel…). (2) Quand l'utiliser : pour transmettre le modèle acier (issu du calcul) au détailleur qui produira les plans de fabrication et les fichiers pour les machines. (3) Avantage : adapté au flux spécifique de la construction métallique (barres, profilés, assemblages). (4) C'est le pont entre le calcul (Robot) et la fabrication/détaillage (Tekla…). Le DXF / DWG (CAO) : (1) Rôle : échanger de la GÉOMÉTRIE et des PLANS (dessin 2D/3D), notamment avec AutoCAD. (2) Quand l'utiliser : pour importer une géométrie de base (un plan servant de trame), exporter des plans, échanger des dessins. (3) Avantage : universel pour le dessin CAO. (4) Limite : c'est du DESSIN, pas un modèle structurel « intelligent » (pas de propriétés de calcul). Comment choisir : (1) « J'échange un MODÈLE BIM complet avec un logiciel d'un autre éditeur » → IFC (open BIM). (2) « Je transmets ma structure MÉTALLIQUE au détaillage/fabrication » → SDNF (ou format dédié au détailleur). (3) « J'échange de la GÉOMÉTRIE ou des PLANS » → DXF/DWG. (4) Le lien DIRECT Revit-Robot reste préférable QUAND les deux sont dans l'écosystème Autodesk (plus intégré que l'IFC). (5) Choisir selon l'INTERLOCUTEUR (quel logiciel utilise-t-il ?) et le CONTENU (modèle complet, structure métal, géométrie). Les précautions communes : (1) VÉRIFIER après import quel que soit le format (aucun n'est parfaitement fidèle). (2) Coordonner les VERSIONS (format, logiciels). (3) Documenter les échanges. (4) Comprendre ce que chaque format transporte (et ne transporte pas). En résumé : les formats répondent à des besoins d'échange distincts, et le choix se fait selon ce qu'on échange et avec qui. L'IFC est le format OUVERT et standard de l'OPEN BIM : on l'emploie pour échanger un modèle BIM complet entre logiciels de DIFFÉRENTS éditeurs, quand les acteurs n'utilisent pas les mêmes outils — universel et indépendant d'un éditeur, mais sans fidélité parfaite car c'est un format d'échange, pas de travail natif. Le SDNF (et les formats de détaillage métal) sert à transmettre une structure MÉTALLIQUE aux logiciels de DÉTAILLAGE et de FABRICATION comme Tekla Structures ou Advance Steel : c'est le pont entre le calcul (Robot) et la production des plans de fabrication et des fichiers machines, adapté au flux spécifique de la construction métallique. Le DXF/DWG concerne la GÉOMÉTRIE et les PLANS (dessin CAO, notamment avec AutoCAD) : on l'utilise pour importer une géométrie de base, exporter ou échanger des dessins — universel pour le dessin, mais limité à de la géométrie sans propriétés structurelles « intelligentes ». Choisissez donc l'IFC pour un modèle BIM complet vers un autre éditeur, le SDNF pour transmettre l'acier au détaillage, le DXF/DWG pour de la géométrie ou des plans, en privilégiant le lien DIRECT Revit-Robot lorsque les deux logiciels sont dans l'écosystème Autodesk (plus intégré que l'IFC), et en tenant compte de l'interlocuteur (quel logiciel utilise-t-il ?) et du contenu à transmettre. Dans tous les cas, appliquez les précautions communes : vérifier le modèle après import quel que soit le format (aucun n'est parfaitement fidèle), coordonner les versions, documenter les échanges et comprendre ce que chaque format transporte réellement.

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